Le sexualité sacrée

La sexualité est un vaste sujet

Nous pourrions parler de tabous, de liberté, de pornographie, d’abus sexuel, de soumission ou de pouvoir, de blessures, de jouissances, de techniques, de tantrisme, du plaisir…

Mais je vais me concentrer sur ce que j’avais le plus à cœur de vous partager ! la sexualité sacré.

Commençons par définir ce qu’est le sacré.


Le sacré


Un amalgame est présent depuis la nuit des temps puisque le mot "sacré" a été approprié par les religions. On a ainsi associé le mot sacré à la religion.

Dans la religion, le mot sacré, selon whikipédia, désigne "les objets qui ont été officiellement, et par un acte rituel, retranchés du monde profane pour en donner la propriété à une divinité. Dans le catholicisme, l'expression le sacré désigne spécialement l'Eucharistie.

Cette notion est aujourd'hui utilisée de façon plus générale dans d'autres contextes : une nation peut définir comme sacrés ses principes fondateurs ; une société peut définir comme sacrées certaines de ses valeurs, etc. Les anthropologues contemporains disent d'ailleurs que la notion de sacré est trop floue pour pouvoir être utilisée dans l'étude des religions — même s'ils continuent à travailler dessus."

Intéressons-nous alors au mot sacré dans une globalité et en gardant à l'esprit une des notions du dictionnaire : « Digne d'un respect absolu. »

Donc nous pouvons rendre sacré tout ce que nous considérons comme digne de respect : un objet de valeur sentimentale, un objet d’art, une plante, une fleur, une personne…

Mais avant de rendre sacré des objets ou personnes, ne serait-il pas judicieux de se rendre d'abord sacré?



Où chercher le sacré ?


Je ne le dis jamais assez, mais ce n’est pas à l’extérieur de nous que nous devons chercher le divin. « Il faut ouvrir ses mains et œuvrer sans attendre le divin comme un sauveur extérieur. Le divin est en vous. Cherchez-le car il est juste là ! Audrey Saxod »

D’ailleurs que représente le divin pour vous ? Cet être désincarné à l’extérieur de soi, un Dieu, une puissance universelle, la Terre Mère… ?

Dans notre société, je dis quotidiennement aux personnes que j’accompagne que le silence est un grand maître d’apprentissage.

Faire silence, s’arrêter, observer sans avoir de pensées, se reposer, jeûner, buller, ne rien faire, être inactif et non productif, accueillir le vide… tout cela nous plonge invariablement dans l’ombre et dans le féminin.

Notre ombre, notre féminin !


En cet équinoxe automnale où la nuit va raccourcir le jour, où la nature va commencer à se laisser mourir tout doucement, cette fête de Mabon, nous invite à rentrer dans nos foyers.

Quel foyer ? Notre maison, notre chaumière ? Nous pourrions apporter des modifications à notre foyer pour qu’il nous invite à nous recueillir, pour qu’il devienne un nid afin de vouloir rester chez soi pour les longues journées d’hiver qui nous attendent prochainement.

Ce foyer extérieur n’est en réalité que le reflet de notre foyer intérieur.

Est-ce que ma maison est belle, invite t'elle au repos, rayonne t'elle de la lumière? Est-ce que j’aime prendre soin de cette maison, par le ménage, le rangement? Est-ce que j’aime prendre soin de mon foyer par une cuisine qui me nourrit pleinement, par des plantes vivantes, par des objets que j’aime admirer? Est –ce que parfois, j’aime purifier mon foyer en ouvrant les fenêtres, en saugant, en pulvérisant des huiles essentielles ou par des plantes purifiantes ?


Le comportement que vous avez avec votre maison est le reflet de votre propre intérieur ? Prenez-vous soin de votre santé ? Ecoutez-vous votre corps ? Prenez-vous le temps de vous reposez ou de faire une activité pour votre corps ? Ecoutez-vous votre intuition ? Faites-vous parfois des cures de détox pour nettoyer le corps ? Parlez-vous à votre corps avec respect, amour, bienveillance et compassion ?




Rendre sacré son corps !

Rendre sacré son corps, c’est imaginer que ce corps devient ce qu’il y a de plus important dans votre vie.

Pourquoi ? Vous vivez grâce à lui. Sans lui vous ne pourriez vivre vos passions, embrasser ceux que vous aimez, aimer, regarder, toucher, ressentir, écouter…

Un jour, suite à une expérience d’Osho en transe, j’ai ressenti le vide le plus total en moi. Le "rien" sans émotions, sans corporalité. Ce jour, j’ai ressenti l’importance et le désir de garder mon humanité avec mes émotions et mes ressentis.

Ce jour, j’ai compris l’importance de mettre en priorité le soin de mon corps.

Cette priorité à alors pris le pas bien avant les attentes des autres, bien avant les injonctions de la société, bien avant les sempiternelles phrases de mon mental sur ce que je dois faire ou ne pas faire dans la journée, bien avant les normes sociétales ou familiales.

Alors, comment rendre sacré ce corps me direz-vous et pourquoi parlez de cela dans un article sur la sexualité sacrée ?

Et bien justement, tout repose sur le corps et l’écoute.

Pour réussir à entrer dans une sexualité dite "sacrée", il faut commencer par écouter son corps, qui représente symboliquement notre temple !



Comment écouter notre corps ?

Ecouter son corps, commence par accepter de se poser. Oui, se poser pour entendre.

Cela nécessite de savoir se poser, même que dix secondes, afin de rentrer à l’intérieur de soi comme pour scanner la réponse ?

Se poser est un vrai souci dans notre société. En 20 années de carrière, on m’a souvent dit « je n’ai pas le temps », « quand je ne fais rien, j’ai l’impression de perdre mon temps ! », « j’ai besoin de bouger pour me sentir bien ou vivante ! ».

Toutes ces phrases, sont comme des "menottes" qui empêchent le conscient de répondre à l’attente de l’inconscient : celle de se poser.


Heureusement, la méditation, le yoga, la sophrologie et autres méthodes de bien-être ont démocratisé ce repos de l’esprit. Pour autant j’observe encore souvent les gens faire des méditations au lieu d’Être ! Par exemple, les méditations sont souvent des guidances, des voyages de l’esprit alors que le but recherché en premier devrait être celui d’arrêter les pensées.

Un de mes accompagnateurs en taoïsme, m’avait appris à faire taire petit à petit le mental par un exercice tout simple qui consiste à dire à toutes ses pensées : « chut », « cela ne m’intéresse pas », « tais-toi »… comme pour le couper dans toutes ces histoires qu'il se raconte et qui pollue notre esprit. Faire place nette aux pensées, permet d'aller vers plus de clarté et de conscience.

Car figurez-vous que 90% de vos pensées ne servent à rien !


Ecouter son corps, c’est aussi lui demander à longueur de journée : « que veux –tu ? », « de quoi as-tu besoin ? ». Et il faut de l’entraînement comme pour faire un marathon, afin d'entendre les réponses. Car l’ego est capable de s’en mêler avec les émotions et de faire passer certaines compensations comme des besoins !

Quand une journée a été difficile une partie de vous peut vouloir du chocolat pour son apport en magnésium qui détend mais est-ce vraiment ce dont votre corps a besoin ? Car si cela s’arrête à un ou deux carrés de chocolat, ce sera productif mais si cela devient la tablette, cela montre que c’est un moyen de masquer les émotions profondes et les ressentis.

On peut compenser par la nourriture, l’alcool, le sexe, le travail, le sport, les jeux vidéos, le tabac…

Il faut donc s'entraîner afin que le corps se mette à nous parler et qu’on sache l’écouter, mais aussi à savoir ressentir.

Par exemple, quand je sens une rose, ce parfum me fait ressentir quoi ? Où ?


Prête à écouter votre corps ?

Ecouter son corps commence par cette approche avec lui. Est-ce que je connais les moindres recoins de ses formes ? Suis-je capable de décrire mon corps ? Comment puis-je le décrire avec amour, délicatesse, sensualité comme un poème ou une Ode envers lui.

Ecouter son corps c’est savoir répondre à ses besoins comme les pleurs de l’enfant dont on ne comprend pas les premiers jours le langage. C’est à travers les petits signes que l’on comprend.

Quel signe représente de la fatigue ? Quel signe signale un trop plein ?

Découvrez avec patience les signes de votre corps.





Ecouter son corps dans la sexualité


La sexualité commence par cette ouverture seule avec soi.

La sexualité sacrée est la porte d’entrée pour une femme de ce qu’elle peut accueillir dans sa vie : le plaisir, le désir, les émotions la vulnérabilité, la puissance, l’extase, la nudité, la mise à nue…


En osant au fur et à mesure se dévoiler dans toutes ses facettes, elle rentre dans sa grotte intérieure pour découvrir tout ce qui la traverse depuis la nuit des temps dans l’écueil des femmes, dans l’histoire de sa lignée, dans l’histoire de l’humanité, dans ses vies passées et dans sa vie présente.

En osant se laisser traverser par ses fluides de mémoires, elle va découvrir tout un champ d’expérimentation.

Vivre sa sexualité selon Lilith, selon Marie, Isis, Marie-Madeleine, la femme bafouée ou soumise, la femme putain ou prostituée, la femme avide… Tout ceci ne sont que des archétypes à expérimenter en soi pour découvrir ce qui n’est plus alignée dans la sexualité. Voir l'article sur les archétypes .

Personnellement, c’est la voie avec Isis et les anciens temples d’Isis qui m’ont initié à retrouver ce chemin sacré.


Pour cela, la femme doit d’abord se reconnecter à son bassin, à son énergie de vie.

Se sentir, se toucher, se découvrir, se laisser envahir, se laisser tomber dans le lâcher prise. Elle pourra alors laisser l’énergie de la Kundalini rentrer en elle avec bienveillance pour écouter son propre rythme. Le serpent, symbole de cette union du féminin et masculin en soi est à regarder en face avant de le laisser pénétrer. Il permet de savoir si nous sommes capables de maîtriser notre énergie, donc notre désir. Sommes-nous maître ou esclave de notre énergie sexuelle ?

Le serpent est à dompter pour ensuite faire corps avec lui et le laisser danser en nous.

Parfois, nous pouvons nous perdre dans les mouvements ondulatoires qui raniment toutes les cellules de notre corps, du bout des ongles aux pointes de cheveux, afin d’ouvrir la mémoire des cellules à la mémoire universelle et à l’amour.

Quand nous osons être dans l’abandon de soi, avec la maîtrise de rester le capitaine de notre navire (notre corps), le champ des possibles s’ouvrent pour communier avec soi, notre compagnon ou compagne et l’univers.

Le corps se dilue et éclate dans cette unité parfaite de la vie au-delà de notre humanité.

Ces états de transe maîtrisés, sont comme des portes ouvertes aux messages de l’univers pour plus de clarté dans notre vie.

S’ouvrir à cette sexualité c’est oser s’affranchir des codes et se laisser traverser que ce soit seule, en couple ou avec la VIE !



La sexualité à deux


Vivre une sexualité sacrée commence par soi car sans conscience avec son corps, il ne peut rien se passer d’alchimique avec son(sa) partenaire.

Dans les temples d’Isis, les initiatrices vivaient ces initiations comme un travail de développement personnel de la personne. Cela était comme « un métier » et l’affect ne rentrait pas en considération.

Les initiatrices des temples d’Isis initiaient les hommes pour qu’ils puissent contacter leur puissance d’amour, leur ouverture du chakra cœur, leur alignement des 7 chakras vers le chakra couronne et l’ouverture au père Céleste(le ciel, la conscience universelle).

Se réapproprier son savoir d’initiatrice revient pour la femme à contacter sa puissance dans l’amour et l’humilité et pour l’homme d’ouvrir son chakra cœur au monde.

Pour le couple cela permet l’union vers les portes de l’univers et les voix célestes de l’alchimie et des lois du monde.


Les initiations que je propose sur la sexualité d’Isis invitent les femmes à traverser ce pas-sage. Les peurs, les blessures, les masques reviennent à chaque fois pour transcender ces guérisons à faire pour leur bien et celui de l’humanité.

Guérir son féminin sacré, c’est guérir le monde.

Bienvenue dans l'authenticité de la vie avec mes mots

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